Alegria, Cirque du Soleil

Publié le par PimentWouj

Nice, samedi soir, Palais Nikaïa . A l'affiche : Le Cirque du Soleil dans son spectacle actuel intitulé Alegria. Un bon signe dès le départ, la scène dégage des couleurs magiques, végétales et galactiques, et une ambiance un peu mystique. Le Cirque du Soleil, je le connais de nom depuis quelques années maintenant. Mais je n'avais jamais assisté à aucun de leurs shows. L'erreur est réparée... 

 


Car je me faisais une idée assez académique et ringarde du cirque des acrobates, imaginant des costumes rouges et blancs et des mises en scènes connues. Le Cirque du Soleil casse ces codes et innove intelligemment. Car tout en conservant le terreau de base de ce qui fait la grandeur de cette discipline, Alegria - litterallement allégresse traduit de l'espagnol - scénarise les différents numéros en proposant plusieurs tableaux faisant hommage à la vie et aux cycles naturels qui la régissent. Les acrobaties ne sont plus de "simples" numéros d'athlètes-saltimbanques. Elles deviennent des expressions à mi-chemin entre la danse contemporaine et la comédie musicale. la symbiose entre maquillages, costumes, musique et prouesses corporelles est parfaitement réussies. On retient son souffle devant les jongleurs aux torches enflammées; on s'émerveille devant la langoureuse rencontre de deux contorsionnistes - tellement souple qu'elle relèguent mes chats au rang de vulgaires marionnettes en bois - dont les chassés-croisés entre leurs corps dégage une aura presque érotique; on retrouve son franc rire d'enfant devant les facéties des clowns; on vole le temps d'une séquence où plusieurs acrobates virevoltent gracieusement dans les airs... Pendant les - presque - deux heures durant lesquelles le show Alegria s'est déroulé, je me suis surprise à retrouver la naïveté délicieuse de l'enfance. J'ai ris, j'ai été émerveillée, je me suis évadée et surtout... je n'ai pas vu le temps passer.

 

 

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artistes du Cirque du Soleil © Google Images

 

La compagnie québécoise, fondée par deux anciens artistes de rue Guy Laliberté et Daniel Gauthier

a de beaux jours devant elle. Fondée en 1984, elle présente environ une vingtaine de shows. Certains sont fixes (Las Vegas, Tokyo), d'autres saisonniers (New York) et d'autres encore sont présentés en tournées (France) . L'un des fondateurs confiait il y a quelque jour à un journal local qu'il comptait passer tous les deux ans dans notre grosse bourgade riviérante. Rendez-vous en 2014 - pour ceux qui ont loupé le Cirque du Soleil cette année en chouinant leur race !  A bon entendeur. Salut.

 

Renseignements : http://www.cirquedusoleil.com/fr/home.aspx#/fr/home/europe/france.aspx

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Martin K 12/03/2012 23:13

Moko, je ne peux que t'encourager à assister une fois à une représentation du Festival du cirque de Monaco. C'est évidemment moins scénographié, puisque c'est une série de numéros de troupes
différentes, venues du monde, plus qu'un spectacle "uni". Je pense toutefois que tu pourrais rester baba devant la technique de ces artistes à l'approche il est vrai plus traditionnelle.

Une chose que je n'ai pas remarqué dans Alégria, et que j'ai ressentie sous le chapiteau monégasque, c'est ce côté tendu, sur la corde. Le Cirque du soleil est une superbe troupe, mais j'aime bien
les choses imparfaites, les bras qui tremblent, les voltigeurs essoufflés ou qui plantent leur numéro parce qu'ils sont juste, au bout du bout, fatigués malgré tout. L'acharnement pour un effort
parfois vain, ça rend les choses plus humaines encore, de mon point de vue.

Je crois aussi que je l'ai un peu plus ressenti côté Monaco parce que, sous un chapiteau "classique", j'ai eu l'occasion de voir les choses d'encore plus près. Mais voilà, justement, je me suis dit
que cette vision classique pourrait te surprendre très agréablement.

PimentWouj 13/03/2012 08:35



Je pense aussi que le détour par le cirque monégasque est à faire. Sache au passage que Alegria tourne aussi en chapiteau. Ce doit être une autre ambiance. C'est marrant que tu évoques le besoin
d'imperfection, car dans un même temps, j'ai aimé que les corps soient plus souples et ondulant que dans les austères figures imposées de gymnastique rythmique. Comme quoi, les impressions
prennent bien leur source dans le vécu ! @ bientôt (sous un chapiteau de Monaco ! oh ça rime !!!)