Asphalte : Drive

Publié le par PimentWouj

Ce week-end je me suis laissée tenter par une séance ciné. Mon contexte personnel actuel fait que je sors peu de chez moi et aller voir un film avait donc un double avantage : prendre l'air et m'évader pendant quelques dizaines de minutes de la réalité. J'ai jeté mon dévolu sur Drive, le nouveau film de Nicolas Winding Refn qui offre le premier rôle à la star plus que montante d'Hollywood : Ryan Gosling (Blue Valentine).

 

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J'ai vu des dizaines de films incroyablement réussis. Certains, je les attends avec une impatience non dissimulée, quasiment sûre d'avance de leur qualité. D'autres me surprennent parfois au détour de l'intrigue. D'autres encore me demande une 2ème diffusion pour que j'arrive à les comprendre et les aimer. Il y a ceux dont je connais l'histoire à l'avance parce qu'ils sont l'adaptation d'un bouquin que j'ai adoré. De Drive je ne savais rien sinon qui était son acteur principal et les quelques lignes du synopsis. Mais dès les premières minutes j'ai été transportée dans son univers.

 

L'histoire est celle d'un jeune cascadeur, solitaire et peu enclin à la conversation. Le jour il bosse dans un garage et fait des cascades pour des productions ciné. La nuit, c'est une toute autre affaire. Il devient The Driver et conduit sur commande des malfrats là où ils le désirent. Il ne participe pas à leurs braquages ou crimes quels qu'ils soient et ne veut rien savoir d'eux ni sympathiser. Il est juste là pour mettre à leur service son talent unique de conducteur lorsqu'il se retrouve derrière un volant.

 

 

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Cette paisible "routine" va être évidemment brisée. Le pilote va se rapprocher de sa voisine Irène et de son fils Benicion dont il est voisin et inévitablement il va s'attacher et se sentir concerné par leur vie. La sortie de prison de son mari et les ennuis qui vont en découler vont devenir les affaires du Driver. Il enfreint ses propres règles, doit se mêler des dommages collatéraux d'un braquage et désormais, il ne peut plus faire demi-tour avant l'enfer.

 

Le scénario peut paraître juste simple. Mais ce qui rend Drive si unique n'est pas seulement son intrigue. Il y a d'abord Ryan Gosling : froid, en total self-contrôle, mystérieux et charismatique. Il perce littéralement l'écran dans sa posture. Son regard vous scotch dans votre siège. Il dégage un mélange d'auto-condition et de violence glaciale que l'on retrouve dans certains films japonais. Son aura est palpable tout au long du film. Puis il y a la superbe photographie du film. L'ambiance est sombre à souhait. Les gros plan sur Gosling sont autant de moments où l'on se sent hypnotisé par sa tension. Drive est l'exemple parfait d'une recette réussie entre un scénario qui n'en fait pas trop, des acteurs d'une justesse totale et des apparats (photo, son) complètement raccord. L'introduction sur Nightcall de Kavinsky (produit par G-M de Homem Cristo, un des 2 Daft Punk) donne le ton. Et l'ensemble de la bande son ira dans dans ce sens

 

 

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Drive est un film mené tambour battant. L'action est directe, fulgurante et sans concession. Aucune violence gratuite ne vient gâcher le spectacle. Même le cliché de la scène d'amour avec la jolie voisine a su être évité et le choix de Carey Mulligan, qui n'est pas vraiment une beauté fatale, est plus qu'utile à la crédibilité de l'histoire. Jusqu'au bout, on ne peut prédire le destin du Driver. Je conseille Drive à ceux qui aiment le cinéma d'action sans roulement des mécaniques... celui qui sait rester vrai !

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minary michel 19/02/2012 19:36

Les images et la zik se suffisent à nous envouter; un regard m'a suffit et je suis tombé sous le charme ,tout comme "the driver".

PimentWouj 20/02/2012 10:39



Très bien dit ^_^