Comics : Captain Swing by Warren Ellis

Publié le par PimentWouj

Je suis de fait, amatrice confirmée de mangas. Mais cela ne m'empêche pas de savoir apprécier l'univers des comics. Cependant, loin des habituels et prévisibles super-héros très - trop - connus du grand public, j'aime bien les univers un peu décalés, mêlant des ambiances à la Sherlock Holmes, X-Files, Lovecraft et Matrix - entre autres. Si il en est un que j'affectionne particulièrement dans ce domaine, c'est Warren Ellis, un scénariste de comics britannique, qui a commencé sa carrière dans les années 90 - pour plus d'informations, voir M. Wikipédia.

J'ai été littéralement subjuguée par sa série Planetary, mélange anthologique subtil de supers-pouvoirs, de contextes et de théories inter-univers et planétaires ahurissant. J'ai été tout à fait déstabilisée et captivée par son récent triptyque : Black Summer, No Hero et Supergod, qui confrontait sans concession les concepts d'héroïsme, d'humanité et de religion.

Aujourd'hui, j'ai succombé à un one shot à la présentation aussi mystique que soignée : Captain Swing et les Pirates Électriques de Cindery Island.

 

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Couverture de Captain Swing et les Pirates Electriques de Cindery Island © Milady Graphics

 

Fidèle à lui-même et accompagné de Raulo Caceres (Gravel, Lady Death Swimsuit 2007) pour les illustrations, Warren Ellis laisse libre court dans ce récit à sa passion pour la science-fiction et la mise en scène d'hommes en avance sur leur époque. On suit ainsi les prémices de la légende de Captain Swing, qui croise en 1830 la route du jeune policiers Charlie Gravel dans les rues sombres et malfaisantes de Londres. L'électricité est-elle liberté comme le proclame Captain Swing ? Les magistrats sont-ils contre le peuple ? 

Ce one shot ne dis pas tout mais entraîne instinctivement notre imagination. Ici se pose la question de savoir si un auteur brillant, a réellement besoin de poser un début lisible et une fin officielle pour satisfaire à ses lecteurs. Je pense que non.

Captain Swing et les Pirates Électriques de Cindery Island réussit en quelques pages à nous transporter loin des frontière du possible et du connu, tout en nous laissant rêver à la suite. Du très bon Warren Ellis donc, à découvrir en attendant ses prochaines séries Anna Mercury et Ignition City prévues au printemps chez Glénat.

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