Le syndrome Jennifer Aniston

Publié le par PimentWouj

Ressembler à une star américano-hollywoodienne, qui d'entre nous n'en a pas un peu rêvé; parfois furtivement, parfois furieusement ?.. C'est vrai, ne serait-il pas plus sympa d'avoir une superbe maison, une voiture indécente, une foultitude de personnes à son service, blablabla... que de galérer pour finir le mois en vivant dans un petit studio et devant soi-même couper sa frange trop longue (et de travers !)

 

S'il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir ressembler "volontairement" à une star, on peut parfois s'approcher de leurs modes de vie/traits de caractères/parcours, sans s'en apercevoir. Non mais rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un article "loosant" et larmoyant sur les prises de drogues, d'alcool ou sur les dérapages honteux dont peuvent être "victimes", stars et anonymes. Je m'en vais me contenter de vous décrypter un syndrôme qui, je le pressens, pourrait me toucher et qui a été dévoilé ouvertement grâce à une star.

 

Amis trentenaires d'hier ou d'aujourd'hui, bonjour ! Avez-vous, tout comme moi, pleuré de rire devant la série Friends ? Etes-vous chaque fois combler d'un bonheur discret, confirmé et immortel, lorsque vous constatez joyeusement que vos chaînes de TV préférées (en panne cruelle d'inspiration) diffusent cette mythique série pour la billionième fois (oui? non ? NSP ?)?Bref, oublions Friends, ses moments d'amitié forts et enviables, ses dénouements heureux, etc... (non mais Rachel et Joey vous y avez cru ????? Hem...pardon) Concentrons-nous plutôt sur le devenir post-show de l'une de ses icônes fétiche : Rachel alias Jennifer Aniston.

 

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Bon à l'évidence elle est actuellement toujours aussi "bien conservée" (bouh vous-mêmes !!), en partie grâce à photoshop et aux lames et aiguilles stérilisées; en partie grâce à Dieu (amen). Le sujet n'est évidemment pas là. 

Si vous suivez (parfois) l'actualité people, même de loin (de trèèèèèès loin) vous aurez entendu ici et là que la belle, à bientôt 40 ans, n'a toujours pas trouvé chaussure à son pied ni foulard à son cou (traduisez : no boyfriend/no baby). Madame (enfin mademoiselle) est donc actuellement plus une Cougar girl qu'une Desperate housewife. Et là d'un coup bam, je m'aperçois que ce qui la touche, commence à devenir un petit phénomène de société. Et oui, le syndrome Jennifer Aniston touche beaucoup d'entre nous mesdames. En gros ça consiste en quoi :

_ être une femme

- avoir un emploi

- avoir passée la trentaine et voir venir de semi-loin la quarantaine

- n'avoir aucun chéri officiellement introduit (et accepté) auprès de ses amis (chers) et de sa famille (proche)

- n'avoir aucun enfant ni projet concrêt d'enfant (pas même un début d'hypothèse envisagée d'idée de foetus ...)

- vivre seule

- avoir peut-être même 2/3 sextoys rangés soigneusement dans son chevet avec une réserve de piles à portée de main (diantre!)

Bref, c'est la loose sentimental prolongée en créneau à risque. Evidemment, on est en droit de se demander comment une telle chose peut arriver à cette femme plutôt belle vous en conviendrez, avec une situation financière "facile" et une santé au demeurant "viable". Nous (les manants) nous ne la connaissons pas dans le privé. Et peut-être est-ce une hystérique givrée invivable et sans hygiène, ne sachant même pas faire cuire une poignée de pâtes (sale nouille !!!! ... Ok elle est trop facile, je retire). Mais bon quand même... il y a de quoi se poser quelques questions !

Si cela lui arrive à elle, imaginez pour nous, simples mortelles banales, combien ce syndrome peut être répandu !

Moi-même, sans avoir encore 30 ans révolus, je me sens contaminée, touchée, ... perdue. Je pressens, à travers mon parcours sentimental de ces 10 dernières années, combien cette voie semble (trop) faite pour moi. Entre la phase où j'ai vécu mes histoires d'amour loin de mes amitiés, celle où je n'ai pas réussi à la partager,l'expliquer et à la protéger du regard des autres : c'est un échec cuisant sur tout la ligne ! Je ressens (tout comme Jen) cette incapacité à fédérer de l'amour durable autour de moi. A la veille de finir la dernière année de mes 20 ans, je vois se profiler le syndrome Jennifer Aniston. Ce problème vient-il de femmes trop caractérielles ? exigeantes ? solitaires ? Est-on entourée des bons amis pour obtenir d'eux un soutien sans faille à nos relations en cours ? Savons-nous gérer nos attentes et le temps présent ? Ne sommes-nous pas des femmes effrayées de l'emprise du temps et lancée dans une course folle, nous empêchant toute spontanéité ? 

Ce syndrome ne décrit-il pas tout simplement un problème des temps moderne? Il est difficile de nos jours de trouver quelqu'un de bien, à qui on veuille confier son bonheur, sa vie, son avenir. Et plus le temps passe, plus l'adulte solitaire et désabusé que l'on devient, peine à s'ouvrir à l'inconnu et à "construire". Je me suis posée la question récemment de savoir si l'être humain pouvait réellement se reconstruire à l'infini. Le syndrome Jennifer Aniston est-il un phénomène passager pour celle qui en sont atteinte ? Cela veut-il dire que pour ces femmes l'âge du bonheur viendra plus tard ? Si c'est le cas, il reste quand même difficile d'accepter sereinement de ne vivre que des échecs quand autour de soi, ses amies, collègues et connaissances enchaînent mariage, grossesses, moments de pur bonheur; même en se disant que c'est "en attendant". 

 

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L'exercice consisterait ici à éviter d'appréhender négativement toute nouvelle relation et à ne pas regarder chaque nouveau "boyfriend" en se demandant si "c'est le bon ?". Facile à 20 ans... mais à 32 ou à 40 ??? 

Le syndrome Jennifer Aniston, le mal de femmes victimes d'elles-mêmes ? 

 

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Martin K 27/11/2010 14:07


Oui, CgX a raison, et puis j'ai quand même une autre hypothèse sur sa vie actuelle: que ça lui convienne bien comme ça !

Hein ? C'est pas toi, l'autre jour, qui suggérait que ce soit possible ? :)

Et sinon, sur un ton plus badin, je dois dire que j'adorais découvrir les nouveaux épisodes de Friends quand j'en avais encore de nouveaux sous le coude. Au fil des évolutions de la série et de ma
propre personnalité, je me sentais et me sens toujours successivement Chandler, Ross ou Joey.

Mon hypothèse est d'ailleurs que, si la série a tellement cartonné, c'est que chaque jeune adulte peut tour à tour se reconnaître dans l'un ou l'autre des personnages. Bon. Je ne suis tout de même
pas trop Rachel, mais un peu Monica parfois, et je crois avoir aussi, bien que plus rarement, quelques côtés Phoebe.

Smelly cat, smelly cat... hum... non, OK, j'arrête.


CgX 26/11/2010 13:42


Même si ton propos ne perdra pas de sa clarté, précisons a toutes fins utiles que Jennifer Aniston a été mariée 5 ans avant de divorcer ! Elle n'est donc pas une demoiselle a proprement parler,
mais une femme divorcée sans enfants, ce qui lui fait quand même prendre un sacré coup de vieux (na !)