Court-métrage : La Légende de Shalimar

Publié le par PimentWouj

L'an passé, vous avez peut-être pris l'instant de rêver en regardant le court-métrage l'Odyssée de Cartier, retraçant la mythologie de la marque à travers un voyage onirique fabuleux. Le petit bijou était signé d'un certain Bruno Aveillan (Quad Production).

Ce-dernier nous offre aujourd'hui un nouveau court-métrage mais cette fois pour la maison Guerlain : La Légende de Shalimar.

Est-il encore besoin de présenter ce parfum emblématique de la marque, créé en 1921 par Jacques Guerlain en hommage aux senteurs d'Orient et aux fameux jardins de Shalimar ? Peut-être pas. Mais un détour par le mythe derrière le nom est sûrement souhaitable. les jardins de Shalimar ont été créé par l'Empereur moghol Shâh Jâhan à Lahore. Ce même empereur est celui qui fera ériger à Agra, pour son épouse décédée la princesse Mumtaz Mahal, un mausolée en marbre blanc unique au monde par sa splendeur et son gigantisme : le Taj Mahal. Shalimar de Guerlain est une création dédiée à la princesse Mumtaz Mahal.

 

Il était une fois, en Inde, une histoire d’amour entre un empereur moghol et son épouse adorée. Au 17ème siècle, les troubadours immortalisaient sur leurs sitars les amours du Shah Jahan et de Mumtaz Mahal. Une histoire vraie, devenue légende, exaltée et magnifiée. Cet empereur tout puissant, cultivait dans le secret de son cœur, une passion indicible pour sa divine épouse. Afin de protéger leur amour, Mumtaz résidait dans un palais loin du tumulte et du chaos du monde, cerné par des jardins magnifiques, appelés Shalimar.

Pour la rejoindre Shah Jahan devait traverser des steppes arides entourées de montagnes bleues. Quand il fermait les yeux, il l’imaginait se préparer telle une odalisque. lI devinait les tapis de soie précieux, les coussins de brocarts, ses servantes jetant des brassées de fleurs dans son bain. Il voyait ses cheveux d’or, pouvait caresser délicatement le grain de sa peau et sentir son parfum. Des images d’Elle surgissaient.

Un sein. Une cheville. La nuque. Plus rien que le lobe de l’oreille, l’épaule, sa bouche toujours. 
Plus vite, plus vite, la retrouver. Soudain des conques mugirent dans l’air vibrant, réduisant au silence le cri aigu des paons, il atteignait le but de son périple … les Jardins de Shalimar.

C’est alors qu’il l’aperçut déesse parmi les déesses au milieu des flamboyants. Il entendait le cliquetis de ses bracelets. Son sari brodé d’or bruissait sur sa silhouette fine et souple. Enfin, il vit son visage et, comme si tant de beauté et d’émotion le terrassaient, baissa les paupières. Elle se tenait devant lui, sans parler. Il prit tout son temps pour détailler, savourer le collier orné de perles long et loin dans le creux des seins, deviner le secret de son sillage voluptueux. Cet amour qu’ils vivaient comme une fête perpétuelle les plongeait dans un ailleurs où seul comptait l’instant. Cet instant amoureux que Shah Jahan, voulait immortaliser…

Le mythe Shalimar selon Guerlain ici

 
Dans le court-métrage de 5:45 minutes, Bruno Aveillan nous dévoile une Natalia Vodianova sensuelle et effeuillée, plus hypnotique et envoûtante que jamais. L'ambiance unique du film doit certainement au choix - judicieux - des lieux de tournage : le Taj Mahal à Agra bien entendu; mais aussi Mawta Lake et le Fort de Jaigarth à Jaïpur, une réserve de poussière de marbre et Badi Lake à Udaïpar et même l'Himalaya... Quant à la musique choisie, c'est le titre Chevaliers de Sangreal du compositeur Hans Zimmer qui a été retenue.
Peut-on encore parler de "publicité" à un tel niveau de réalisation et de détails ? Il est probable que non et que cette "mode" des court-métrages/longues-publicités, essentiellement pour les grands parfums - Chanel, Dior, Lempicka, Cartier, Guerlain, est loin d'être terminée... Plaisir des yeux à bouder ou à partager, à vous d'en juger ! 

 

Commenter cet article

lecritiquedepub 29/08/2013 15:23

C'est superbe effectivement mais réservé aux très grosses marques.
Pour lire la critique de la légende de Shalimar, c'est par ici http://www.lecritiquedepub.com/shalimar/

PimentWouj 30/08/2013 09:35

La preuve, on en vient à faire de la critique de pub comme on pourrait le faire pour un film. Ton papier sur Shalimar est très intéressant et l'analyse critique vraiment complète. Merci pour ce partage.